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LE 9 NOVEMBRE 1942

Avant même le 9 novembre 1942, le climat de peur panique touche déjà les apprentis. Les drames du Lancastria (17 juin 1940) et du Campbeltown - Opération "Chariot" - (28-29 mars 1942) frappent Saint-Nazaire.

Le Lancastria             une bombe larguée par un avion allemand dans la cheminée du transporteur de troupes anglaises et autres. Le bateau coule en 20 minutes. C'est une des dix plus grosses catastrophes du XXe siècle.

Elle fait au minimum 3 500 victimes.

Le Campbeltown (destroyer anglais de la Royal Navy) - Opération "Chariot" :

         Une tentative de destruction de la porte côté Loire, organisée dans la nuit du 28 au 29 mars par un commando de 610 marins. Elle réussit.

Une commission d'enquête allemande a lieu le 29 en fin de matinée, sur le navire. Une énorme déflagration (4 tonnes d'explosifs) secoue la ville. La puissance du souffle projette le Campbeltown jusqu'à la moitié du bassin. Le destroyer vient d'exploser. Les Allemands perdent plusieurs centaines de soldats, dont en grande partie des officiers. De leur côté, les Britanniques comptent 169 victimes.

S'en suit un état de siège allemand : perquisitions dans les maisons, fusillades d'habitants dans les rues, menaces de fusiller un dixième de la population en cas de nouveau coup de force.

Dans cette période, l'atmosphère est pesante, difficile à supporter pour nos jeunes apprentis, avec l'occupant, les bombardements de nuit, les alertes, le couvre-feu

= nuits angoissantes.

Dans la population, et particulièrement chez nos jeunes apprentis, le climat de peur devient alors de plus en plus grand.

Ports stratégiques, Lorient a été bombardé le 21 octobre et Brest le 7 novembre 1942.

9 novembre 1942 (2)
9 novembre 1942
Bombardement 9nov1942
Plan Impact Bombes
Plan des points d'impact des bombes

Pour en savoir plus, voir les

8 panneaux...

Des appels aux secours sont terrifiants à percevoir. Quand la sirène annonce la fin de l'alerte, deux pénibles chantiers s'ouvrent aux sauveteurs : corps déchiquetés, brûlures des victimes dues à l'acide... Des visions insupportables.

Vers 18 heures, les Allemands ordonnent l’extinction des feux, prétextant une nouvelle alerte. Cependant, les secours avec les volontaires, prolongent leurs recherches dans la nuit, avec des moyens limités. On découpe les tôles au chalumeau, au détriment de la sécurité des victimes.

L'identification des corps des victimes à l'hôpital donne lieu à des scènes éprouvantes et déchirantes. Certains apprentis vont reconnaître leurs copains victimes, troublant pour longtemps l'état psychique de nos jeunes.

Certains rescapés, suite à ces deux bombardements, développent une peur panique dès qu'ils entendent un moteur d'avion.

NUIT DE CAUCHEMAR                TRAUMATISME A VIE

Tableau Apprentis Emile Guiot
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